Etymologie, Etimología, Étymologie, Etimologia, Etymology
CN China, China, Chine, Cina, China
Trinken, Beber, Boire, Bere, Drink

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Tee
Thea
Tea
Thé
Tschai (W3)

Unser "Tee" geht über die altere Schreibweise "Thee" (17. Jh.) zurück auf ndl. "thee". Das eingeschobene "h", das sich auch in der latinisierten fachsprachlichen Bezeichnung "Thea" findet, verdankt seine Existenz dem Wunsch nach Exotik. Gemeinsam mit engl. "tea" und frz. "thé" geht niederl. "thee" über malaiische Vermittlung zuruck auf südchin. "t'e". Dem russ. "tschai" liegt wohl eher das hochchin. "ch'a" zu Grunde.

Das Wort "Tee" ist eines der wenigen, wenn nicht gar das einzige Wort, das ursprünglich aus dem Chinesischen stammt und heute in fast allen Sprachen der Welt vorkommt. In leichten Variationen natürlich. Und aus dem Wort für Tee in den einzelnen Sprachen läßt sich sogar ablesen, auf welchem Wege die einzelnen Völker erstmals in Kontakt mit Tee gekommen sind.

Im Hochchinesisch, oder Mandarin heißt das Wort für Tee "Cha". Das sieht ungefähr so aus: ...

Le mot "thé" dans presque toutes les langues du monde est dérivé du mot chinois, et pour cause, la Chine étant l'endroit où la plante a d'abord été cultivée et préparée en infusion.

Avant 725 de notre ère, les Chinois désignaient la plante par plusieurs noms, pour la plupart empruntés à la nomenclature d'autres types de plantes. Cet emploi libre des termes soulève quelque incertitude quant aux plantes auxquelles réfère la littérature de l'époque.

Le caractère "t'u" , qu'on présume être celui qui désignait le thé, était aussi employé pour d'autres herbes comme le jonc et le laiteron. La citation suivante tirée des anciens textes des sages précède le VIe siècle av. J.-C. :

Pourquoi dit-on que le t'u est amer? - Il est aussi doux que la capselle.

En l'an 50 av. J.- C., Wang Piu rapporte dans ses écrits avoir acheté du thé de Wutu dans la région cultivée des montagnes Szechwan. Quatre siècles plus tard, Wang Mang, beau-père de l'empereur Ai Ti, était devenu un amateur de thé:

Le t'u, si parfumé, superpose les six passions. Le Royaume entier se découvre un goût pour cette feuille.

Dynastie de Chang Meng-young Tsin

«T'u»

Les auteurs anciens, incertains de la classification botanique du thé, le désignaient aussi par le mot "kia":

Kia K'u t'u (t'u amer) un petit arbre à feuilles qui ressemble au chi (gardenia radicans). On prépare un breuvage à partir des feuilles bouillies. La première récolte se nomme t'u, la dernière, ming. On nomme aussi la plante ch'uen. Les gens de Chu (Szechwan) l'appelle k'u t'u.

Tiré d'une révision de l'ancien dictionnaire chinois P'o (263-317 de notre ère)

"Ming" est un autre mot ancien pour «thé» qu'on utilisait au Yunnan. Il provient du Thaïlandais miang, du dialecte hakka. On dit que l'empereur Shen Noung, le Père de l'agriculture en Chine, a découvert le thé lorsqu'une feuille tomba dans sa tasse d'eau bouillante aux environs de 2737 av. J.-C. On retrouve le mot "ming" dans les écrits les plus anciens rapportant cette histoire qui provient de la dynastie Han (22-220 de notre ère).

"Kia"

Ming continua d'être utilisé à travers les Ve et VIe siècles. Les écrits de Pao Ling-hui nous parlent de "Œming parfumé", et il est rapporté qu'un prêtre boudhiste ait offert des feuilles de "ming" à l'empereur Wen ti pour guérir son mal de tête.

"Ch'a" devint graduellement le mot de choix. Les T'u Ling (littéralement, montagnes du thé) de la province de Hunan devinrent les "Ch'a Ling" au début de la dynastie Han. En 780, Lu Yu écrivit le "Ch'a Ching" (Le classique du thé) considéré comme le premier ouvrage exhaustif sur le sujet. Cet ouvrage officialisa le mot "ch'a". Le caractère "t'u", avec un coup de pinceau en moins, devint donc "ch'a", l'idéogramme chinois référant exclusivement au thé.

Le commerce entre les peuples florissant, le thé et son nom commencèrent à voyager. À la fin du Ve siècle, les caravanes turques se rendaient à la frontière nord de la Chine. Peu de temps après, les Arabes commençaient à échanger avec les Tartares uzbeks.

Les Japonais importèrent leurs premières graines de thé, ainsi que le mot "ch'a", durant le VIIIe siècle. À la même époque, le thé commençait à faire son chemin vers la Russie en caravane.

Les Portugais furent les premiers Européens à pénétrer en Chine, approximativement en 1516, et à adopter le mot "ch'a". Les Hollandais, pour leur part, commencèrent leurs échanges commerciaux à Bantam, Java où s'étaient établi des marchands chinois provenant d'Amoy, dans la province de Fukien. Dans le dialecte d'Amoy, on employait le mot "t'e" (thé) qui fut adopté par tous les commerçants européens qui suivirent.

Le mot "thé" nous a donc été légué par les Hollandais.

Les Anglais commencèrent à employer l'orthographe "tea" en 1660, mais la prononciation demeura "tay" jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, époque où on commença à lui préférer la prononciation "tee", comme l'illustrent les citations suivantes:

"Here thou great Anna! whom three realms obey' Dost sometimes counsel take-and sometimes tea."

Rape of the Lock by Pope 1711

"One day in July last at tea, And in the house of Mrs. P..."

The Trial of Sarah by Thomas Moore 1750

"A cup o' cha"

"Ch'a" se réinséra au vocabulaire anglais par l'entremise du vernaculaire des marins de Cockney.

(E?)(L?) http://www.teebuch.de/


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